La philosophie du lapin

par Paonam  -  27 Décembre 2016, 21:48

Je me tais comme un lapin du dix-septième siècle pris en otage par la poussière. Et demain dans la campagne ordinaire il y aura des mendiants sans nom qui chercheront à se faire baptiser au petit bonheur la chance. Des Lucien qui se transformeront en Jeanne. Des uns qui deviennent des autres, je sais pas pourquoi…Prudence et politesse, dans un monde ultra fluctuant et carnavalesque. Comme je n’ai rien à dire je prends le temps de regarder. Un tracteur passe, le nez haut, le crampon luisant. Nouvelle gamme de couleurs chez New Holland. Combien de kilos de cochon à un cinquante faut-il pour payer le profilé ? Combien de truies pour un seul pneu arrière. La nature, c’est quoi déjà ? Ah oui, de la génétique et des logos de sponsors sur les spis des

bateaux du Vendée Globe. Allez présenter ça aux baleines de l’Antarctique !…. Vous voyez ce qui vous attend, mes grosses...

Il faut pourtant bien être à bord d’un corpus gélatinus d’humanoïde pour franchir ainsi les lignes du cadastre maritime, sans peur et sans reproche, ou bien alors rester en lapin-chrysalide au fond d’un trou en se répétant des formules de papillons qui ont toujours bien fonctionné jusque là.

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